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Un peintre hollandais
amoureux du Dauphiné

On ignore trop souvent que, grâce au développement du chemin de fer, Johan Barthold Jongkind est arrivé à la gare de Chabons, un jour d’août 1873, avec son amie Joséphine Fesser pour un séjour d’été au Hameau de Mallein, chez son fils Jules Fesser.

Johan Barthold Jongkind est né en 1819 à Lattrop, en Hollande. Il s’installe à Paris en 1846 après s’être formé à l’Académie des Beaux-Arts de La Haye.

Au cours de l’été 1873, l’artiste arrive en gare de Chabons pour son premier séjour en Dauphiné, en compagnie de son amie peintre Joséphine Fesser. Ils vont rendre visite à Jules, le fils de Joséphine qui vit à Mallein, près du château de Pupetières.

Séduits par la région, ils y séjourneront à plusieurs reprises. En 1878, Jules Fesser achète La Villa Beauséjour à La Côte-Saint-André. Il y installera un atelier pour Jongkind.

Saisi par la beauté des paysages vallonnés des premiers contreforts du massif de Chartreuse,  équipé de son chevalet, de sa palette de couleurs et de son pinceau, Jongkind a réalisé pas moins d’une centaine d’œuvres autour de la Haute vallée de la Bourbre, puis de la plaine de  Bièvre et du territoire urbain de la Côte-Saint-André, mais aussi de Grenoble, Lyon et Genève. Et il n’oublia pas la commune de Chabons.

Il décède en 1891. Son corps repose au cimetière de La Côte-Saint-André.

 

« C’est à lui que je dois l’éducation définitive de mon œil... »

Claude Monet, Le Temps, novembre 1900